Le psaume 103 est le grand psaume de la reconnaissance et de la miséricorde : « Mon âme, bénissez le Seigneur ; et gardez-vous bien d’oublier jamais tous ses bienfaits ». David énumère ce que Dieu fait pour nous : il pardonne, il guérit, il rachète, il couronne de miséricorde, et il ne nous traite pas selon nos péchés, mais comme un père plein de tendresse pour ses enfants. Dans les Bibles qui suivent la numérotation de la Vulgate latine, c’est le psaume 102. Voici le texte complet, son explication et une prière avec le psaume 103.
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Le psaume 103 en entier
Traduction de Lemaistre de Sacy (XVIIᵉ siècle), faite sur la Vulgate latine :
Mon âme, bénissez le Seigneur ; et que tout ce qui est au dedans de moi, bénisse son saint nom.
Mon âme, bénissez le Seigneur ; et gardez-vous bien d’oublier jamais tous ses bienfaits.
Car c’est lui qui vous pardonne toutes vos iniquités, et qui guérit toutes vos infirmités ; qui rachète votre vie de la mort, qui vous environne de sa miséricorde et des effets de sa tendresse ; qui remplit votre désir en vous comblant de ses biens ; et qui renouvelle votre jeunesse comme celle de l’aigle.
Le Seigneur fait ressentir les effets de sa miséricorde, et il fait justice à tous ceux qui souffrent l’injustice et la violence.
Il a fait connaître ses voies à Moïse, et ses volontés aux enfants d’Israël.
Le Seigneur est miséricordieux et plein de tendresse ; il est patient et tout rempli de miséricorde.
Il ne sera pas toujours en colère, et n’usera pas éternellement de menaces.
Il ne nous a pas traités selon nos péchés ; et il ne nous a pas punis selon la grandeur de nos iniquités.
Car autant que le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant a-t-il affermi sa miséricorde sur ceux qui le craignent.
Autant que l’orient est éloigné du couchant, autant il a éloigné de nous nos iniquités.
De même qu’un père a une compassion pleine de tendresse pour ses enfants ; aussi le Seigneur est touché de compassion pour ceux qui le craignent.
Car il connaît lui-même la fragilité de notre origine ; il s’est souvenu que nous ne sommes que poussière.
Le jour de l’homme passe comme l’herbe ; il est comme la fleur des champs, qui fleurit pour un peu de temps.
Car l’esprit ne fera que passer en lui ; et l’homme ensuite ne subsistera plus ; et il n’occupera plus son lieu comme auparavant.
Mais la miséricorde du Seigneur est de toute éternité, et demeurera éternellement sur ceux qui le craignent. Et sa justice se répandra sur les enfants des enfants de ceux qui gardent son alliance, et qui se souviennent de ses préceptes, pour les accomplir.
Le Seigneur a préparé son trône dans le ciel ; et toutes choses seront assujetties à son empire.
Bénissez le Seigneur, vous tous qui êtes ses anges, remplis de force ; et fidèles à exécuter ses ordres, dès que vous avez entendu le son de sa voix.
Bénissez tous le Seigneur, vous qui composez ses armées célestes, et qui êtes ses ministres appliqués à exécuter ses volontés.
Que tous les ouvrages du Seigneur le bénissent dans tous les lieux de son empire : mon âme, bénissez le Seigneur.
Explication du psaume 103
- « Mon âme, bénissez le Seigneur » : David se parle à lui-même et s’invite à rendre grâce. La reconnaissance est une décision : se souvenir du bien reçu.
- Les bienfaits de Dieu : il pardonne toutes les fautes, guérit toutes les infirmités, rachète la vie de la mort, couronne de miséricorde et comble de biens.
- « Il ne nous a pas traités selon nos péchés » : le cœur du psaume est la miséricorde. Dieu ne rend pas la pareille.
- « Autant que l’orient est éloigné du couchant » : si loin Dieu éloigne de nous les péchés pardonnés.
- « De même qu’un père a une compassion pleine de tendresse pour ses enfants » : l’une des images les plus tendres de l’Ancien Testament, que Jésus portera à sa plénitude dans la parabole du fils prodigue.
- « Il s’est souvenu que nous ne sommes que poussière » : Dieu connaît notre fragilité, c’est pourquoi il est patient. La vie passe comme la fleur des champs, mais la miséricorde du Seigneur demeure éternellement.
- « Bénissez le Seigneur, vous tous qui êtes ses anges » : à la fin, toute la création est invitée à la louange.
Quand prier le psaume 103
- Pour rendre grâce, après une guérison, un pardon, une grâce reçue.
- Après la confession, pour remercier Dieu de son pardon.
- Dans la maladie, en se souvenant que c’est Dieu « qui guérit toutes vos infirmités ».
- Le soir, en faisant la liste des bienfaits reçus dans la journée.
Prière avec le psaume 103
Écrite pour cette page :
Seigneur, je te bénis de toute mon âme.
Je ne veux oublier aucun de tes bienfaits : tu me pardonnes, tu me guéris, tu me soutiens et tu m’entoures de bonté.
Merci de ne pas me traiter selon mes péchés, mais comme un père traite son enfant.
Tu connais ma fragilité : renouvelle mes forces et garde-moi dans ta miséricorde. Amen.
Questions fréquentes
Le psaume 103 est-il le même que le psaume 102 ?
Oui. Les anciennes Bibles et la liturgie latine suivent la numérotation de la Vulgate, où c’est le psaume 102 ; les Bibles actuelles suivent la numérotation hébraïque, où c’est le 103.
Quel est le verset le plus connu du psaume 103 ?
Le premier : « Mon âme, bénissez le Seigneur ; et que tout ce qui est au dedans de moi bénisse son saint nom », et l’image du père plein de tendresse.
À lire aussi
- En italien : Salmo 103
- Psaume 150
- Psaume 8
- En espagnol : Salmo 103
- Psaume 100
- Psaume 30
- Magnificat
- Psaume 34
- Psaume 23
- Psaume 51
- Prière de guérison
- En anglais : Psalm 103 ; en portugais : Salmo 103
Sources
- Psaume 102 (103) : Bible de Lemaistre de Sacy, domaine public (Wikisource).
- Explications et prière écrites pour biddingprayers.com par le séminariste Giuseppe.