L’acte de contrition est la prière par laquelle on dit à Dieu qu’on regrette ses péchés, parce qu’ils l’offensent, et qu’on prend la résolution de ne plus pécher. On le récite au confessionnal, après avoir dit ses péchés et avant l’absolution, et aussi chaque soir. Voici le texte des catéchismes de France, celui du Québec, quand le dire et ce que l’Église enseigne sur la contrition parfaite.
L’acte de contrition
C’est la formule des anciens catéchismes diocésains de France, que beaucoup ont apprise par cœur (texte d’un catéchisme de 1904) :
Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît ; je prends la ferme résolution, moyennant votre sainte grâce, de ne plus vous offenser, et de faire pénitence. Ainsi soit-il.
La version du Québec
Au Québec, le catéchisme disait « un extrême regret » et ajoutait une demande de pardon (texte du catéchisme de 1888) :
Mon Dieu, j’ai un extrême regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon et infiniment aimable, et que le péché vous déplaît ; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ mon Sauveur ; je me propose, moyennant votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence. Ainsi soit-il.
Une forme courte
Quand on ne se souvient pas du texte, il suffit de dire avec sincérité, avec ses propres mots, qu’on regrette ses péchés par amour de Dieu et qu’on veut changer. Par exemple :
Mon Dieu, je regrette de t’avoir offensé, parce que tu es bon et que tu m’aimes.
Avec ta grâce, je ne veux plus pécher. Pardonne-moi. Amen.
Quand dire l’acte de contrition ?
- En confession : après avoir dit ses péchés et écouté le prêtre, quand il vous invite à exprimer votre contrition ; puis il donne l’absolution.
- Chaque soir, à la fin de l’examen de conscience : voir la prière du soir.
- En danger de mort, ou quand on ne peut pas se confesser tout de suite.
Contrition parfaite et imparfaite
- La contrition parfaite naît de l’amour de Dieu, aimé par-dessus tout : on regrette ses péchés parce qu’ils blessent Dieu, qui est « infiniment bon, infiniment aimable », comme dit la prière. Elle obtient le pardon des péchés, même graves, si l’on a la ferme résolution de se confesser dès que possible (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1452).
- La contrition imparfaite, ou attrition, naît de la laideur du péché ou de la crainte de la punition. Elle est un don de Dieu et suffit avec l’absolution du prêtre, mais elle ne suffit pas seule pour le pardon des péchés graves (n° 1453).
C’est pourquoi l’acte de contrition dit « parce que vous êtes infiniment bon » : il demande la contrition parfaite.
Questions fréquentes
Faut-il réciter l’acte de contrition par cœur en confession ?
Non. On peut le lire, ou dire son regret avec ses propres mots ; le prêtre peut aussi vous aider.
Quelle différence avec le « Je confesse à Dieu » ?
Le Confiteor (« Je confesse à Dieu tout-puissant ») se dit au début de la messe, en commun ; l’acte de contrition est personnel et se dit surtout en confession.
Autres pages
- Chemin de croix : les 14 stations
- Prière du soir
- Notre Père
- Le Credo
- En espagnol : Acto de contrición ; en italien : Atto di dolore ; en portugais : Ato de contrição
Sources
- Catéchisme de la Préfecture apostolique du golfe Saint-Laurent (Montréal, 1904) ; Le Catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal et Ottawa (Québec, 1888).
- Catéchisme de l’Église catholique, n° 1451-1454.
- Page préparée par le séminariste Giuseppe pour biddingprayers.com.