Intention de messe : comment demander une messe, l’offrande et exemples

Faire dire une messe à une intention, c’est demander à un prêtre d’offrir le sacrifice eucharistique pour une personne ou un besoin précis : le plus souvent pour un défunt, mais aussi pour un malade, une famille, un anniversaire ou en action de grâce. C’est l’une des plus belles prières que l’on puisse offrir. Voici comment demander une messe, ce qu’est l’offrande, comment formuler l’intention, et ce que sont la neuvaine et le trentain grégorien.

Pourquoi faire dire une messe ?

La messe est la prière la plus grande de l’Église, car c’est le sacrifice du Christ lui-même. Dès les premiers siècles, les chrétiens ont offert l’Eucharistie pour leurs défunts : « Le sacrifice eucharistique est aussi offert pour les fidèles défunts qui sont morts dans le Christ et ne sont pas encore pleinement purifiés » (Catéchisme de l’Église catholique, n. 1371). On peut aussi faire célébrer une messe pour les vivants : pour une guérison, une conversion, une naissance, un mariage, ou pour remercier Dieu.

Comment demander une messe

  1. Adressez-vous à votre paroisse (accueil, secrétariat ou sacristie), ou à une communauté religieuse, un monastère ou un sanctuaire.
  2. Indiquez l’intention : le nom de la personne et, pour un défunt, éventuellement la date du décès.
  3. Choisissez une date si vous le souhaitez (anniversaire de décès, fête, jour particulier), en vous y prenant à l’avance.
  4. Remettez l’offrande prévue par le diocèse.
  5. Venez à la messe si possible : l’intention est souvent annoncée au début de la messe ou à la prière universelle.

L’offrande de messe

On ne « paie » pas une messe : on fait une offrande qui contribue à la vie du prêtre. Son montant indicatif est fixé par les évêques de chaque pays ou diocèse (en France, de l’ordre d’une vingtaine d’euros). Personne ne doit être privé d’une messe faute de pouvoir donner : il suffit d’en parler au prêtre (Code de droit canonique, canons 945–958).

Le prêtre qui accepte une offrande s’engage à célébrer une messe à cette intention. Certaines paroisses célèbrent aussi des messes à intentions collectives, avec l’accord des donateurs.

Comment formuler l’intention

Quelques exemples :

  • « Pour Jean Dupont, décédé le 3 mars 2026. »
  • « Pour le repos de l’âme de Marie et Pierre Martin et de leurs défunts. »
  • « Pour Sophie, malade, et sa famille. »
  • « En action de grâce pour les 50 ans de mariage de Paul et Anne. »
  • « Pour la conversion de N. »
  • « Pour les âmes du purgatoire. »
  • « Aux intentions de la famille Bernard. »

La neuvaine et le trentain grégorien

  • La neuvaine de messes : neuf messes célébrées pendant neuf jours consécutifs pour une même intention.
  • Le trentain grégorien : trente messes célébrées pendant trente jours consécutifs pour un seul défunt. Cette tradition remonte au pape saint Grégoire le Grand (VIe siècle), qui fit célébrer trente messes pour un moine de son monastère. Les monastères et communautés religieuses acceptent souvent les demandes de trentain, car il demande au prêtre de réserver trente jours. Voir notre page en anglais sur les Gregorian Masses.

Questions fréquentes

Peut-on faire dire une messe pour une personne vivante ?

Oui, pour toute intention bonne : un malade, un enfant, un couple, une conversion, une action de grâce.

Peut-on faire dire une messe pour un non-catholique ?

Oui. On peut offrir une messe pour toute personne, vivante ou défunte, catholique ou non.

La messe est-elle « plus efficace » si on est présent ?

La messe a sa valeur par elle-même, que l’on soit présent ou non. Mais y participer et communier unit notre propre prière à cette offrande.

Pour aller plus loin

Sources

  • Catéchisme de l’Église catholique, n. 1032 et 1371.
  • Code de droit canonique (1983), canons 945–958 (les offrandes de messe).
  • Congrégation pour le clergé, décret Mos iugiter (1991), sur les intentions collectives.
  • Saint Grégoire le Grand, Dialogues, livre IV, chapitre 55.